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Alice sous la terre

Mon rapport à « Alice au pays des merveilles » a beaucoup évolué au fil du temps. Etant plus jeune, je ne pense pas vraiment avoir apprécié le sens (ou le non-sens) de cette histoire rocambolesque où tout n’est qu’absurdité à partir du moment où Alice s’engouffre dans le fameux terrier à la poursuite du lapin blanc. Cela ne m’a pas empêché d’adorer cet univers fantasmagorique -étant beaucoup influencée par la version dessin animé un peu édulcorée mais très belle de Walt Disney-, que j’ai immédiatement associée à un rêve d’une curieuse petite fille dotée d’une grande imagination, qui chercherait à s’extraire ou du moins à s’évader momentanément d’un monde réel exaspérant et profondément ennuyeux. Le roman original de Lewis Caroll est quant à lui bien plus qu’un simple conte pour enfants ; il est le récit d’une quête de sens, de liberté, d’identité et d’idéal, la critique subtile d’une société victorienne régie par les convenances et les apparences, et surtout un incroyable voyage dans l’inconscient…

J’ai eu le plaisir de redécouvrir cette histoire riche de symbolique grâce à cette magnifique édition d’Alice sous la terre, dénichée par hasard à la librairie de mon quartier. Il s’agit de la version originelle des aventures d’Alice au pays des merveilles, retranscrite en français et calligraphiée à la main, conformément au carnet écrit et illustré en 1864 par Charles Lutwidge Dodgson (sous le pseudonyme de Lewis Caroll), qu’il avait offert à Alice Lidell, une fille d’amis alors âgée de dix ans. Autant vous dire que j’étais en joie en découvrant ce joli petit livre tout rose au beau milieu d’autres éditions parues à l’occasion des 150 ans d’Alice, que je me suis retenue d’acquérir dans leur entièreté. Il faut dire que l’esthétique de cet univers est une infinie source d’inspiration qui donne lieu à de très belles réalisations d’artistes comme Benjamin Lacombe ou encore Anna Bond.

Dans cette toute première version du roman, on ne retrouve malheureusement pas certains personnages comme le chat du Cheshire et le chapelier fou, ni quelques scènes comme celle du Tea Time, qui ont été ajoutées par l’auteur dans la version finalisée destinée à la publication, mais ça n’en fait pas moins un très bel objet et une lecture tout à fait régressive !

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A ce propos, l’adaptation cinématographique du second tome d’Alice : « De l’autre côté du miroir » sort bientôt. J’ai trouvé le premier film particulièrement mauvais (sauf peut-être pour le côté esthétique) et je crains le pire quant à cette deuxième tentative de Tim Burton que je finirai sûrement par regarder pour me faire un avis 🙂

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3 comments on “Alice sous la terre

  1. Cette version est superbe ! J’adore la police d’écriture, et la présentation du livre est superbe ! ça donne envie de se plonger dans la lecture !

  2. J’adore !! ❤ Ce livre est tellement…. Tout !!! ❤

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