Documentaires / Véganisme & antispécisme

véganismePhoto : Fernanda Vélez García

“C’est à la souffrance qu’il faut déclarer la guerre, et vous parlez un langage universel, lorsque vous criez pitié et justice pour les bêtes.” Emile Zola

Cela fait bientôt cinq mois que j’ai décidé de cesser autant que possible ma consommation de tout produit issu des animaux ou de leur exploitation, et de boycotter toutes les activités qui utilisent et maltraitent ces derniers.

Je suis donc devenue végane, et je suis très heureuse de ce changement dans ma vie, que j’ai amorcé d’abord pour les animaux et pour l’environnement, parce que ces derniers ne sont ni des objets, ni des marchandises, parce que nous n’avons en réalité aucun droit sur eux, parce que ce qui se déroule dans les abattoirs est aussi insoutenable qu’inutile, parce que les élevages industriels participent aux émissions de gaz à effet de serre bien plus que l’ensemble des transports, qu’ils représentent l’un des premiers facteurs de la déforestation, de la destruction de la biodiversité, du gaspillage et de la pollution de l’eau, parce que les humains qui travaillent dans les abattoirs et les tanneries sont exploités et souvent issus des couches sociales les plus vulnérables, parce que « les produits laitiers » ne sont pas « nos amis pour la vie », etc.

Je pourrais citer un tas d’autres raisons morales, philosophiques, écologiques, personnelles et dire que j’ai pris cette décision et commencé à la mettre en pratique le lendemain d’un soir où j’ai visionné un documentaire (Cowspiracy, plus précisément), mais en réalité, j’avais commencé à m’interroger sur ces questions il y a quelques années, et cela faisait déjà plusieurs mois que je tendais un peu vers le végétarisme et que j’essayais d’intégrer quelques habitudes plus éthiques dans mon mode de vie.

Le fait que j’aie décidé un peu du jour au lendemain d’aller au bout de ma démarche et de m’y tenir a été principalement dû au fait que je me suis simplement mieux informée, un peu au hasard de mes pérégrinations sur internet, en lisant, etc. A partir de ce moment là, il n’y avait pas de retour possible en arrière pour moi ; l’idée de manger à nouveau des morceaux de poules, de vaches ou de poissons produisait en moi le même effet que celle de manger un steak de chien ou de chat. D’un point de vue moral, je ne pouvais et ne voulais plus contribuer consciemment à la souffrance d’êtres sensibles et à la destruction de l’environnement par mes choix alimentaires, vestimentaires et autres actions quotidiennes, dont les conséquences sont réellement gigantesques aussi bien à une échelle individuelle que planétaire, bien qu’elles soient souvent invisibles ou inconnues pour les consommateurs non avertis…

Suite à cette prise de conscience, j’ai également cherché à m’informer à propos de l’alimentation végétalienne, ce qui m’a permis de me rendre compte que ça pouvait être meilleur pour la santé, et de découvrir une cuisine savoureuse et créative. En effet, le véganisme n’implique pas forcément une forme d’ascétisme ou d’orthorexie alimentaire, il s’agit simplement de désapprendre quelques idées reçues à propos de la santé et de l’alimentation, qui nous ont été inculquées à force de publicités et de recommendations motivées par les lobbys des industries de la viande, des oeufs et des produits laitiers, entre autres. Cela nécessite un temps d’adaptation propre à chacun, mais en ce qui me concerne, c’est devenu tellement  évident de manger et de consommer ainsi, que je me demande pourquoi je n’ai pas songé sérieusement à le faire plus tôt, alors que j’ai déjà ressenti même étant toute petite de l’empathie et de la peine pour des animaux dans un zoo par exemple… La réponse est simple : Nous vivons selon un paradigme dans lequel l’exploitation des animaux et de certaines espèces en particulier nous semble normale et nécessaire, elle fait partie de nos cultures et de nos traditions, et cette idée est maintenue et promue par de puissantes industries dont les intérêts financiers reposent sur notre ignorance et le fait que nous fermons les yeux, plus ou moins volontairement, sur la violence de ce système.

Bien entendu, devenir végane n’est pas une fin en soi, et ne résoudra pas tous les problèmes de la Terre, mais je pense vraiment que c’est une initiative très positive et progressiste qui ne peut qu’amener vers un monde meilleur, avec moins de souffrance inutile et de cruauté, moins de discrimination arbitraire, une réduction considérable de l’impact négatif des activités humaines sur l’environnement et plus de compassion aussi bien envers les humains que pour d’autres espèces.

Plutôt que de vous citer des chiffres et des études pour appuyer mes propos, j’ai souhaité partager avec vous une petite sélection de documentaires que j’ai personnellement trouvé extrêmement instructifs, voire bouleversants pour certains, avec pour commencer une excellente vidéo de la psychologue sociale et activiste américaine Melanie Joy, pour vous mettre un peu dans le bain avant de regarder le reste. Je ferai sûrement d’autres articles au fur et à mesure sur mes dernières lectures et autres sources d’informations pertinentes à propos de ce sujet qui me tient beaucoup à coeur.


The secret reason we eat meat, Dr. Melanie Joy


Cliquez directement sur les images ci-dessous pour regarder les documentaires ou accéder aux liens Netflix :

 

Cowspiracy

Une enquête saisissante et bien menée qui aborde principalement les effets dévastateurs de l’élevage et de la pêche sur l’environnement, avec des chiffres alarmants et bien référencés à la clé, ainsi que les politiques peu efficaces adoptées par les grandes ONG environnementales et leurs raisons.

Earthlings

Emouvant et troublant, ce film met en lumière le triste rapport qu’entretiennent les humains avec les autres espèces animales et l’étendue de l’exploitation des animaux destinés à la nourriture, à l’habillement, aux divertissements et aux recherches scientifiques, à travers des images tournées pour la plupart en caméra cachée. Une vraie claque.

What the health

La suite de Cowspiracy, se concentrant cette fois-ci sur la corrélation entre la consommation de produits d’origine animale et les principales pathologies et maladies chroniques de notre époque, en exposant les rapports de connivence entre l’industrie pharmaceutique, les organisations de santé et les groupes industriels alimentaires…

Et l'homme créa la vache

Un documentaire édifiant abordant avec un ton décalé la façon dont l’industrialisation et les récentes avancées scientifiques ont permis à l’homme de manipuler la génétique afin de créer des vaches et des taureaux sur-mesure, optimisé.es pour une production massive de lait et de viande. (Affiche non officielle – Photo : Ross Sokolovski via Unsplash)

Blackfish

Un film poignant dénonçant la captivité des orques et les conditions de travail des dresseurs dans les parcs d’attraction aquatiques, notamment à travers l’histoire de Tilikum, une orque mâle enlevée en 1983 à sa famille à l’âge de 2 ans pour rejoindre un parc Sea World en Floride, ce qui finira par entraîner de graves séquelles psychologiques chez l’animal et la mort de plusieurs personnes dont deux dresseuses.

Food choices

Un très bon récapitulatif qui passe en revue les conséquences négatives de nos choix alimentaires autant sur la santé mondiale que sur l’environnement, en s’appuyant sur des témoignages pertinents pour mettre en avant les bénéfices que peut apporter une alimentation végétale. Le documentaire aborde également le problème éthique posé par le fait de tuer des animaux pour des questions de goût, de culture et d’habitude.

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