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Walker Evans

Quand je suis arrivé devant, j’ai été surtout surpris par la lumière transversale sur la tôle ondulée argentée. Cela était en soi tellement beau que j’ai installé mon appareil, bouleversé par cette surface, transporté par l’aspect nu de cette façade en trompe-l’oeil, par la façon dont le tas de sable venait s’y adjoindre. La photographie est une réaction instinctive à un objet plastique.*

En quelques centaines de photographies, la rétrospective dédiée à Walker Evans au Centre Pompidou nous fait voyager au coeur de la culture américaine des années 30. L’âme de l’Amérique populaire en pleine crise y est livrée sans artifices. Ses villages, son architecture, ses visages, ses enseignes, ses petits commerces, ses affiches, ses bords de routes… En somme, tout ce qui compose les paysages visuels de l’Amérique vernaculaire, la vie de ses « gens ordinaires », leurs objets du quotidien, et qui se révèle comme une identité forte à travers le regard du photographe.

A voir absolument, jusqu’au 14 août 2017.

*Citation extraite d’un entretien de Walker Evans avec Leslie Katz, publié dans la revue Art in America en mars-avril 1971.

Walker EvansWalker Evans

Crédit photos : © Walker Evans

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